La sédentarisation du travailleur moderne

Sédentarisation

Avec l’explosion des technologies de l’information, il est de plus en plus facile d’exécuter tout ce qu’on a à faire au cours d’une journée à partir de chez soi. Toutefois, cette possibilité peut aussi amener son lot de désavantages.

Mettre le bout du nez dehors

Internet et les technologies de l’information facilitent grandement tous les aspects de notre vie à un point tel où on n’a plus à mettre le bout du nez dehors.

Entre autres, le commerce électronique s’est beaucoup développé au cours des dernières années, et ce, pas uniquement grâce aux crédits d’impôt pour le développement des affaires électroniques (CDAE). La demande pour ce type de commerce s’est accrue auprès des consommateurs, car ils n’ont alors plus besoin de se déplacer physiquement pour choisir leurs articles. Ainsi, ils peuvent faire leur épicerie ou acheter leur garde-robe d’été en ligne.

L’industrie du divertissement a également changé au cours des dernières années. Avec l’arrivée des tablettes, il n’est plus nécessaire de sortir pour récupérer le journal sur le porche, pour aller à la tabagie s’acheter la nouvelle édition de son magazine préféré ou en librairie pour s’acheter un livre. La venue des systèmes de cinéma maison a quant à elle aussi transformé la vie des cinéphiles, qui n’ont plus besoin de se rendre au cinéma pour visionner un bon film. Grâce à de nombreux services web, il est possible d’écouter sur son poste de télévision une série télé ou un film.

On pourrait croire que la technologie ne serait pas en mesure de couvrir l’ensemble des besoins qui sont essentiels tel qu’aller promener son chien. À ce stade, certains penseraient tout simplement à sous-traiter cette tâche comme on le ferait pour l’entretien paysager d’un terrain. Or, tout comme la tonte du gazon, il est possible d’utiliser un robot. En effet, un drone peut s’occuper de la promenade du chien.

Le manque d’exercice

Pour plusieurs, la possibilité de tout faire en ligne permet de disposer de plus de temps dans une journée ou dans une semaine. Cependant, il peut y avoir un problème si ce surplus de temps est passé à travailler assis. De plus en plus d’études démontrent que travailler assis plus de 8 heures par jour est dommageable pour la santé.

En tant que nouveau télétravailleur, je me suis vite aperçu que si je ne m’accordais pas un peu de temps pour moi au cours de ma journée de travail, je pouvais mettre ma santé en péril. Cependant, lorsqu’on n’est pas habitué, il peut s’avérer difficile de trouver le temps nécessaire. Mais si l’on cherche un peu, il est possible de trouver des solutions. En voici quelques-unes :

Travailler debout ou couché : Pour contrer les effets négatifs causés par une position de travail assise, on sent de plus en plus l’urgence de trouver une solution alternative. C’est pour cette raison que de plus en plus d’Américains adoptent les bureaux surélevés, dont certains modèles sont assortis de tapis roulants pour maximiser l’effort physique. Pour les plus paresseux, une société japonaise vient de mettre en marché un poste de travail permettant de travailler couché.

Être plus productif en moins de temps : On a découvert en étudiant les habitudes de travail de plusieurs employés que le secret pour maintenir un haut niveau de productivité tout au long de la journée n’est pas de travailler plus longtemps, mais de travailler plus intelligemment avec des pauses fréquentes. Ainsi, au lieu d’effectuer 8 heures de travail consécutives, ces employés travaillent intensivement pendant 52 minutes et se reposent pendant 17 minutes avant le prochain segment de travail.

Bref…

Il existe de nombreuses solutions pour contrer les effets négatifs de la sédentarisation des travailleurs modernes. Le plus difficile reste donc à faire : les mettre en application.

Crédit photo : Disney

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d’Astous Groupe Conseil – La fin d’une ère

Bureau de d'Astous Groupe Conseil - St-Lambert

Mercredi dernier, les membres de d’Astous Groupe Conseil disaient adieu à leur bureau de St-Lambert. En effet, comme il a été mentionné précédemment, ils travailleront tous à partir de maintenant de leur résidence. J’ai donc décidé aujourd’hui de dresser un portrait des lieux où certains d’entre nous ont travaillé pendant 3 ans.

Mur d'Astous Groupe Conseil

Le Mur DGC

La première chose que les gens voyaient en entrant dans le bureau était le Mur DGC. Sur ce mur était apposé un décalque de notre logo. Nous espérions ainsi indiquer à tous ceux qui entraient qu’ils avaient mis les pieds au bon endroit. Le décalque était aussi entouré des articles pour lesquels DGC a été interviewé.

Bureau en verre

Le bureau en verre

La seconde chose sur laquelle les gens posaient les yeux en entrant est l’adjointe administrative et son bureau de verre. Ce bureau est important à mes yeux, car c’est sur celui-ci que j’ai rédigé mes premières rédactions pour le crédit d’impôt à la recherche scientifique et développement expérimental (RS&DE). En fait, lorsque j’ai fait mon stage chez d’Astous Groupe Conseil en 2009, on m’avait assigné à ce bureau. Comme il était posté à l’entrée de notre bureau du 1080 Côte du Beaver Hall, j’avais également le rôle de réceptionniste. C’était moi qui devais signer pour tous les paquets qui arrivaient.

Gym - D'astous groupe conseil

Notre gym

Voilà tout ce qui reste de notre gym. En effet, dans le garage adjacent à notre bureau, nous avions installé un gym, qui contenait tout ce qu’il faut pour s’entraîner : un tapis en caoutchouc, des matelas, une corde à sauter, des poids, et surtout des gants de boxe et un « punching bag ».

 

 

 

Notre salle de bain

Je n’ai pas de photo de notre salle de bain, mais celle-ci avait une douche. Si nous voulions nous entraîner dans notre gym, il nous fallait une douche pour pouvoir nous laver ensuite. Elle servait aussi pour ceux qui venaient au travail à vélo ou ceux qui prenaient une pause pour aller courir.

 

Hockey d'astous groupe conseil

 Notre but de hockey

Le garage contenait également un véritable but de hockey, lourd et robuste. Il servait à pratiquer nos lancer frappés jusqu’à ce que nos voisins en aient assez d’entendre les « pings » et « pows » chaque fois que les rondelles touchait le but. En ce qui concerne cet amoncellement de bouteilles de bières, elles proviennent de notre tradition de prendre une bière toute l’équipe les vendredis après-midis.

 

 

 

Cuisine d'astous groupe conseil

Notre cuisine

Comme vous pouvez le constater, nous avions une cuisine complète : un poêle, un frigo, un grille-pain, un four à micro-ondes, et, bien sûr l’élément le plus important d’un bureau de nos jours, une cafetière. Certains items n’y étaient plus au moment de prendre cette photo. Un autre item essentiel qui manque sur cette photo est notre BBQ, qui nous était très utile pendant la période estivale pour griller des hamburgers ou des hot-dogs.

 

 

Salle de conférences DGC

Notre salle de conférences

Comme toutes salles de conférence, la nôtre était munie : d’une table, de chaises et d’un tableau. Or, la nôtre incluait aussi une télé, qui servait autant pour les présentations que pour l’écouter pendant l’heure du dîner.

Déménagement DGCLa fermeture du bureau est évidemment la fin d’une ère pour nous tous, mais elle est aussi le commencement d’une nouvelle, qui nous permettra d’accumuler tout autant de bons souvenirs.

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Minority Report ne sera bientôt plus de la science-fiction

Minority ReportJ’écoute la CBC Radio 2 tous les jours, et il y a un animateur sur cette chaîne qui aime à comparer le présent à celui des Jetson. Lorsque je regarde à quelle vitesse évolue la technologie aujourd’hui, je dois me ranger derrière son avis. Même, je considère que les innovations qui s’offrent à nous se rapproche de plus en plus à celle présentée dans le film de science-fiction Minority Report (Rapport Minoritaire).

En fait, la ressemblance entre le présent et les technologies dans ce film n’est pas fortuite. Il est vrai que ce film date de 2002. Néanmoins, il faut aussi prendre en compte qu’au cours du processus de préproduction, le réalisateur Steven Spielberg a consulté plusieurs scientifiques dans un effort de présenter un monde futuriste plus plausible que dans tout autre film de science-fiction jamais réalisé. En outre, quelques-unes des technologies présentées dans le film Minority Report se sont avérées prémonitoires telles que l’interface multitactile, la voiture sans conducteur et les écrans publicitaires intelligents.

L’interface utilisateur du futur

L’une des scènes les plus marquantes du film Minority Report pour les technophiles est certainement la scène où  John Anderton (Tom Cruise)  utilise une interface multitactile. Or, dans cette vidéo enregistrée dans le cadre de TED2010, le concepteur d’interfaces John Underkoffler présente une démo d’une véritable interface, la  G-speak User Interface, qui est similaire à celle présentée dans le film.

Au cours de sa présentation, il démontre la différence qui existe entre son interface et celles qui sont utilisées actuellement sur le marché. Selon lui, ce nouveau type d’interface devrait mettre plus à contribution l’utilisateur afin qu’il n’y ait plus de séparation entre l’utilisateur et l’ordinateur. Il ajoute également que les gants qu’il porte comme ceux d’Anderton ne seront bientôt plus nécessaires. En effet, lorsque l’on regarde le film Iron Man 2, sorti en 2010, Tony Stark analyse une version 3D de la maquette construite par son père à l’aide d’une interface utilisateur futuriste. Comme M. John Underkoffler l’avait prédit, l’utilisateur n’a plus besoin de gants pour naviguer dans l’environnement 3D. De plus, un contrôle vocal est intégré afin de compléter la coopération entre utilisateur et ordinateur.

Les publicités intelligentes

Une autre scène mémorable du film Minority Report se rapporte à celle où John Anderton se fait proposer des publicités personnalisées. Selon une nouvelle récente, il semble que ce type de publicité fera son apparition aux États-Unis en 2014. En effet, la firme russe Synqera a développé un appareil interactif qui s’installe à l’entrée des magasins et lit l’expression faciale de chaque personne. L’appareil fait ensuite des recommandations en fonction de l’humeur des consommateurs, de l’heure de la journée ou de la saison.

Les voitures sans conducteur

Si vous vous souvenez, ce film mettait aussi en vedette des capsules, un véhicule qui s’occupe lui-même de la conduite. Or, selon de récents articles, il y a de bonnes chances pour que nous respections l’échéancier défini par M. Spielberg. En fait, il existe déjà un premier véhicule sans conducteur, la Navia, et plusieurs autres sociétés telles que Google, Mercedes-Benz et Lexus effectuent en ce moment des tests dans le but d’en produire un aussi. Selon certains d’entre eux, nous devrions nous attendre à voir ce type de véhicule sur nos routes d’ici 2017.

Bref …

La technologie évolue de plus en plus rapidement à un point tel que les films de science-fiction de notre enfance ou d’il y a dix ans prennent aujourd’hui vie sous nos yeux. Sera-t-il possible pour nous de voir des voitures volantes comme dans les Jetson? Peut-être bien. En tout cas, la recherche et développement qui a lieu en ce moment nous donne à croire que tout est possible.

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Télétravail : Adaptation, discipline et environnement de travail

Dans un article précédent, j’ai annoncé que les employés de d’Astous Groupe Conseil travailleront bientôt tous de la maison. Or, changer d’environnement de travail peut demander à certains un temps d’adaptation et même de la discipline.

Adaptation et discipline

Travailler peut s’avérer difficile, mais pour plusieurs personnes, être à la maison est plus stressant qu’être au bureau. En effet, Sarah Damaske, professeur adjoint Labor Studies and Employment Relations and Sociology de la Pennsylvania State University, a démontré que pour la majorité des gens, la partie la plus relaxante de la journée se déroulait lorsqu’ils sont au travail. Selon l’étude, le stress serait causé par les nombreuses tâches liées à leur vie personnelle. Pour les parents, ces tâches se rapportent à s’occuper de leurs enfants : les lever, les aider à se préparer pour l’école, les y reconduire, etc. Pour les autres qui n’ont pas d’enfants, ces derniers se stressent à penser à tout ce qu’ils ont à faire après le travail.

Face aux résultats obtenus par cette étude, j’en viens à m’interroger sur la possibilité que peut-être le télétravail est plus stressant que de travailler dans un bureau. Du fait qu’une personne qui travaille à la maison n’est plus aussi éloignée des petits tracas de la vie courante, elle se trouve à portée de ses tâches ménagères et sera incitée à en réaliser en parallèle. Par exemple, elle aura envie de faire une brassée de lavage. C’est alors que la discipline intervient comme la qualité principale à avoir ou à acquérir afin de ne pas tomber dans le panneau et de se laisser distraire par son lieu de travail. En ce qui concerne le stress lié au télétravail, les personnes qui travaillent de la maison ont l’avantage de ne plus avoir à affronter le trafic ou toute autre contrariété associée au transport vers un lieu de travail. Ils disposent donc de quelques heures de plus par semaine qu’ils peuvent utiliser pour se détendre en pratiquant une activité sportive ou une activité de détente comme le yoga.

Coffice

Pour certains, travailler à la maison peut parfois manquer de vie. Ces derniers s’ennuient alors de l’ambiance associé à leur ancien environnement de travail. Les cafés représentent alors une belle alternative pour remédier à cette situation. Aujourd’hui, de nombreuses personnes, et pas uniquement des étudiants, préfèrent travailler dans les cafés plutôt que dans un bureau ou à la maison. Ce phénomène a pris une telle ampleur qu’une communauté a vu le jour : The Coffice. The Coffice est né de la conjonction des mots « coffee » et « office » pour décrire les cafés qui sont utilisés comme un environnement de travail non-traditionnel. Ces environnements ont l’avantage d’offrir du bon café, des pâtisseries fraîches, un accès Internet Wi-Fi et surtout aucun collègues de travail pour venir vous déranger.

Parcs Canada : Internet sans fil

Aujourd’hui, il est de plus en plus facile de trouver des lieux qui sont couverts par un réseau sans fil Wi-Fi. Les cafés, les hôtels, les restaurants ou les gares constituent quelques-uns des endroits qui se sont adaptés aux besoins de leurs clients. Or, cet été, les parcs et lieux historiques de Parcs Canada viendront s’ajouter à cette offre. Donc, ceux qui font du télétravail et qui veulent rattraper le temps perdu par une brassée de lavage pourront ajouter leurs ordinateurs portables à leur équipement de camping.

Bref…

Le télétravail permet d’être plus près du lieu que nous affectionnons le plus : notre maison. Par contre, ce lieu peut parfois amener son lot de stress et de distractions. Par conséquent, pour devenir un télétravailleur accompli, il faut avoir une discipline de fer ainsi que de bonnes habitudes de vie telles que celles de prendre des pauses-santé. Il ne faut pas non plus oublier que le télétravail ne veut pas nécessairement dire que le travail doit être réalisé à la maison. Il peut aussi s’effectuer dans un café ou en forêt. En autant que le travail soit fait, le télétravail peut être exécuté peu importe où le désire l’employé.

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Les animaux, les végétaux et la RS&DE

Animaux et la RS&DE

Dans un récent article de la Presse, on annonçait sans grande surprise que des animaux sont largement utilisés dans les laboratoires scientifiques canadiens. Bien que l’utilisation d’animaux soit considérée comme rétrograde par certains, elle peut être déduite de vos dépenses dans le contexte où ceux-ci sont impliqués dans des activités de RS&DE. Toutefois, comme toutes dépenses RS&DE, il faut faire attention aux petits détails avant de les inscrire dans votre déclaration.

Chaque année, des animaux de toutes sortes tels que des poissons, des rats et des souris pour un total de 3,3 millions de bêtes sont soumis à des expérimentations. Or, ces animaux ainsi que les végétaux peuvent être des matériaux pour la RS&DE s’ils composent le corps d’une expérimentation à un moment donné du processus de recherche et développement. Généralement, l’Agence du revenu du Canada (ARC) considère comme des matériaux consommés les coûts engagés pour la nourriture pour les animaux, les engrais, les pesticides, les herbicides et les fongicides pour les plantes. Par exemple, une société comme Inocucor développe et produit des solutions microbiennes de dernière génération qu’elle teste dans de multiples contextes d’utilisation tels que l’entretien du gazon. Elle pourrait donc avoir droit à des crédits d’impôt à l’investissement (CII).

Toutefois, avant de demander quoi que ce soit, un certain nombre de choses doivent être prises en considération :

  • Les articles (boîte de Pétris, béchers, flacons, etc.) ou les services publics (le gaz, le propane, l’électricité) ne répondent pas à l’interprétation de « matériaux pour la RS&DE ». Le coût ou une partie du coût lié à ces articles ou services pourrait néanmoins être admissible comme frais généraux et autres dépenses de RS&DE selon la méthode traditionnelle.
  • Dans un contexte où la RS&DE est effectuée conjointement ou simultanément avec la production commerciale, une partie ou la totalité des dépenses serait associée aux travaux commerciaux, donc, non admissibles. Seuls les coûts additionnels (coûts supplémentaires) seraient admissibles comme coûts des matériaux consommés dans le cadre d’activités de RS&DE.
  • Si le coût des animaux ou des végétaux impliqués dans les travaux de RS&DE donne droit à des CII, la vente de ces animaux ou végétaux peut entraîner la récupération des CII. Par conséquent, des spécialistes de la colonne vertébrale tels que Spinologics inc. qui testent et évaluent leurs implants in vivo en utilisant un modèle animal porcin ont droits à des CII. Par contre, la vente subséquente de ces animaux (vivants ou suite à leur transformation) est considérée comme un changement de vocation. Dans un contexte où cette vente est prévisible, il faudrait peut-être y penser avant de demander un crédit et ainsi éviter de devoir le remettre en partie ou en totalité au gouvernement.

Dans certains contextes où la sécurité du public peut être mise à risque, l’utilisation d’animaux demeure une pratique essentielle. Elle permet aux scientifiques de simplifier leur travail et de vérifier leurs hypothèses plus rapidement. C’est pour cette raison que les animaux et les végétaux peuvent être considérés comme des matériaux consommés. Cependant, avant de demander des CII relativement à ces dépenses, plusieurs situations doivent être considérées. Pour de plus amples renseignements à ce sujet, contactez l’un de nos conseillers experts.

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d’Astous Groupe Conseil – 100 % en télétravail en 2014

289 desaulniers st-lambertEncore cette semaine, la congestion routière s’est retrouvée au centre de l’attention alors qu’une équipe a tenté de remplacer la super-poutre qui avait été mise en place en novembre dernier sur le pont Champlain. Face à cette contrainte pour la circulation routière, les employés de d’Astous Groupe Conseil se compte chanceux d’avoir adoptés le télétravail. En effet, d’ici la fin juin 2014, ils travailleront tous désormais de la maison.

Qu’est-ce qui a mené à ce changement?

En 2011, Patrick d’Astous a décidé de passer à l’environnement de travail ROWE (Results-Only Work Environment). Ce modèle a été choisi, car il permettait de mettre en place un environnement de travail axé sur les objectifs, ce qui allait offrir aux employés de DGC un meilleur équilibre entre leur travail et leur vie personnelle. C’est à la suite de l’adoption de ce modèle que certains membres de l’équipe se sont mis à travailler exclusivement de la maison.

Quelques mois plus tard, Patrick prenait une autre décision : après 10 ans dans le gratte-ciel du 1080 Côte du Beaver Hall, DGC quittait son bureau du centre-ville de Montréal pour le réaménager à Saint-Lambert. Ce déménagement visait principalement l’obtention d’une meilleure qualité de vie pour les employés de DGC en rapprochant leur lieu de travail de leur lieu de résidence.

Trois ans plus tard, DGC s’apprête à fermer son bureau du 289 Deslauniers. Tous les employés de DGC deviendront alors des télétravailleurs. Jusqu’à maintenant, la moitié d’entre eux travaillaient de la maison. Cette décision était donc évidente et allait dans la même direction que les précédentes, soit d’offrir une plus grande flexibilité et une meilleure qualité de vie aux employés de DGC.

Quels sont les avantages du télétravail?

Combiné au modèle ROWE, le télétravail permet d’atteindre une meilleure qualité de vie. En ayant plus à se déplacer pour se rendre au bureau, les membres de DGC bénéficient de plus de temps pour prendre soins d’eux. Ainsi, certains d’entre eux en profitent pour se libérer un peu de temps dans leurs horaires et aller courir.

Pour les membres de DGC qui ont une famille, le télétravail et le ROWE leur permettent d’organiser leur charge de travail en fonction de leurs obligations familiales. Par exemple, ils peuvent gérer leurs horaires pour dîner en compagnie de leurs enfants ou assister à leurs matchs de hockey.

En plus d’un meilleur équilibre entre leur travail et leur vie personnelle, les employés de DGC sont plus productifs lorsqu’ils travaillent à la maison. Une raison pour un tel accroissement de la productivité est causée chez certains par le fait qu’ils se font moins déranger par leurs collègues. Il n’empêche que l’absence de stress aide beaucoup en optimisant le confort des employés.

Qu’adviendra-t-il de la culture de collaboration et des relations de travail?

Maintenir la cohésion au sein d’une organisation constitue l’un des principaux enjeux du télétravail. Or, il faut trouver des moyens de recréer les échanges formels ou informels qui avaient autrefois lieu au bureau.

Pour établir un lien aujourd’hui entre employés, les technologies de l’information et des communications jouent un rôle prépondérant. Elles permettent de plus en plus aux travailleurs de rester en contact que ce soit par l’entremise d’appels téléphoniques, de la messagerie instantanée ou bien de vidéoconférences. Plusieurs technologies sont maintenant disponibles telles que Google Hangouts et Microsoft Lync, et celles-ci rendent possible et facilitent ce type de communication.

Ces technologies permettent de répondre aux besoins formels. Par conséquent, elles ne peuvent pas remplacer une rencontre physique. C’est pour cette raison que des réunions d’équipe doivent être inscrites à l’emploi du temps comme une priorité. Ces réunions peuvent prendre la forme de journées de travail en équipe ou d’un lac-à-l’épaule.

Bref…

Les employés de DGC travailleront bientôt tous à partir du confort de leur chez-soi pour pouvoir profiter des aspects positifs du télétravail. Cela ne les empêchera cependant pas d’offrir d’aussi bons services à leurs clients, car bien qu’ils travaillent de la maison, ils continueront à rencontrer leurs clients en personne.

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La démocratisation de la recherche et développement

Démocratisation de la R-DLorsque je pense à la recherche et développement (R-D), la première pensée qui me vient à l’esprit est un chercheur en sarrau blanc travaillant dans un laboratoire rempli de produits chimiques et de microscopes. Or, avec la technologie et les avancées technologiques actuelles, la R-D n’est plus aussi limitée qu’elle l’était et nécessite de moins en moins d’équipement.

Quand j’étais aux études, il y a dix ans de cela, la fabrication d’un circuit imprimé (PCB en anglais) prenait plusieurs étapes et beaucoup de matériel. Tout d’abord, il fallait dessiner le PCB à l’aide d’un logiciel de CAO. Une fois terminé, ce dessin était imprimé sous forme d’un négatif comme en photo, ce qui devait être fait par une firme externe, car l’encre de nos imprimantes ne pouvait pas fournir une encre assez opaque pour masquer les zones à conserver (le tracé du circuit). Le négatif était ensuite imprimé sur une plaque d’époxy recouverte d’une couche de cuivre à l’aide d’une lumière UV. Cette couche photosensible permettait de protéger la zone à conserver des bains d’acides dans lesquels serait plongée la plaque. Suivant ces étapes, la plaque de PCB pouvait être percée, et les composants pouvaient être soudés sur celle-ci. Aujourd’hui, la technologie permet de réduire ces étapes de fabrication artisanale en une seule étape. Grâce à une encre composée de nanoparticules d’argent et d’une imprimante à jet d’encre, il est possible d’imprimer sur du papier un circuit imprimé qui assurera la conductivité.

Un autre aspect qui peut s’avérer long dans la conception de prototype est la fabrication de pièces. À l’instar des PCB, la fabrication de pièces peut être effectuée à l’externe par une société tierce. Cette façon de faire permet de créer des prototypes avec un équipement minimal. Par contre, le temps requis pour que les pièces soient fabriquées et transmises d’une société à l’autre allonge grandement le temps de conception des prototypes. Pour réduire ce temps de production, les chercheurs disposent maintenant d’imprimantes 3D, qui peuvent fabriquer à peu près tout ce que l’on veut sans l’aide de l’industrie. Elles permettent aussi de réduire les coûts de production. Par exemple, grâce au travail d’Ivan Owen et Richard Van As, il est maintenant possible de construire une prothèse aux doigts mécaniques à partir de pièces imprimées en 3D. Une prothèse commerciale peut coûter plusieurs milliers de dollars, alors qu’en imprimer une en 3D ne coûte qu’une poignée de dollars. Par conséquent, après avoir conçu le design de RoboHand, ils ont publié leur design sur Internet afin que d’autres autour du monde puissent profiter de la chance d’avoir une prothèse peu coûteuse.

Lego Mindstorms constitue une autre avenue pour le prototypage rapide de solutions. Quoique simpliste et enfantine au premier abord, la gamme de « robotique programmable » de Lego contient plusieurs outils utiles pour la conception de prototype. Elle possède, entre autres, un Robotics Command System, une brique munie d’un microprocesseur qui peut être programmé en plusieurs langages tels que le C ou C++. Cette brique détient aussi des ports permettant d’y connecter des capteurs (contact, lumière, rotation et température) ou des moteurs. Toutes ces particularités rendent beaucoup simple la mise en application d’idées, et ce, peu importe l’âge. Ainsi, le jeune Shubham Banerjee, 12 ans, a réussi en utilisant le kit Lego Mindstorms EV3 ainsi que d’autres petits objets (punaises) à construire une imprimante braille, une alternative qui lui coûte moins de 400 dollars, contre 3000 dollars pour une imprimante commerciale.

Peu à peu les nouvelles technologies qui sont mises à la disposition des gens permettent à ceux-ci de laisser libre cours à leur imagination ou bien de reproduire ce que certains ont déjà créé à l’aide de ces mêmes technologies. Ainsi, la recherche et développement est de plus en plus accessible et n’est plus restreint qu’à un seul groupe d’individu.

Crédit photo : freedigitalphotos.net

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