L’économie des applications au Québec et au Canada

Crédit: freedigitalphotos.net

Selon une étude économique de Desjardins sur les secteurs d’avenir au Québec, les  Technologies de l’information et des communications (TIC) se trouvent parmi presque tous les secteurs d’avenir. Le développement de services Web et les applications comme les jeux vidéo sont en plein essor. Les applications mobiles se démarquent elles aussi, tellement que l’on parle dorénavant d’une économie des applications.

Les applications mobiles jouent maintenant un rôle de premier ordre dans le contenu numérique. Elles deviennent le pont entre l’utilisateur et le contenu. Le désir d’être toujours connecté au reste du monde fait croître le nombre de téléphones intelligents et de tablettes. Selon un rapport du Conseil des technologies de l’information et des communications (CTIC) et du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec datant de mars dernier, au rythme où vont les choses, tous les utilisateurs de téléphone cellulaire au Canada auront un téléphone intelligent d’ici la fin de 2014. À la fin de 2012, c’était 50% des utilisateurs qui possédaient ce genre de téléphone.

Au Québec, ce sont 36,2% des adultes qui possèdent au moins un téléphone intelligent ou une tablette numérique. Il ne faut également pas oublier que certains adolescents consomment également ces produits. Avec le virage technologique qu’ont pris quelques écoles secondaires québécoises, il y aura de plus en plus de tablettes numériques entre les mains de nos adolescents. On verra donc apparaître de nouveaux consommateurs, mais également de nouvelles possibilités de développement d’applications notamment à caractère éducatif pour le milieu scolaire.

Les utilisateurs désireux de toujours tout avoir à portée de main ont l’embarras du choix, puisqu’un nombre impressionnant d’applications de toutes sortes fait son apparition quotidiennement. Selon le CTIC, plus de 2300 applications étaient mises sur le marché chaque jour en 2012. Ainsi, on comptait près de 70 000 nouvelles applications par mois. On parle d’applications de divertissement, de productivité, de référence, de communication, de services, etc. La concurrence est donc présente, certes, mais les possibilités sont infinies pour quiconque innove et fait preuve de créativité.

D’ailleurs, le Québec semble regorger d’esprits créatifs. Dernièrement, l’entreprise Miralupa s’est démarquée en basant ses jeux vidéo sur le concept de réalité augmentée, un domaine peu exploité par les concepteurs de jeux pour mobiles et d’applications. La société a eu droit à un crédit d’impôt pour les producteurs de Titres multimédias de la part d’Investissement Québec pour financer le développement de ses jeux, mais également à un crédit d’impôt pour la recherche et développement (R-D).

Ce sont de telles mesures de financement, une fiscalité avantageuse, des coûts d’exploitation très bas (dans la région du Grand Montréal, ces coûts sont jusqu’à 16% inférieurs aux grandes régions métropolitaines du reste de l’Amérique du Nord) et des infrastructures de recherche nombreuses qui font du Québec un lieu idéal pour les entreprises qui démarrent dans le domaine des applications mobiles ou tout autre secteur lié à l’innovation technologique. Ces dispositions avantageuses contribuent au fait que notre province détient 22% de l’emploi dans le domaine du développement d’applications au Canada, qui est d’ailleurs parmi les quatre premiers pays en terme d’entreprises en démarrage dans le secteur des applications selon le CTIC.

Les multiples possibilités pour les entreprises désireuses de s’installer au Québec, les nouvelles plateformes et l’intérêt marqué qui leur est porté, laissent présager un bel avenir en matière d’économie des applications pour notre province. Il ne reste plus qu’à espérer qu’on n’en vienne pas à manquer de main-d’oeuvre pour exploiter tout ce potentiel.

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5 réponses à L’économie des applications au Québec et au Canada

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